Eugène
Codjo Kpade
De nationalité béninoise, l'écrivain Eugène
Codjo Kpade a vu le jour dans un petit hameau de Grand
Popo au Bénin.
Diplômé d'études supérieures en journalisme,
il fut rédacteur-présentateur à Radio Bénin.
Il est également spécialiste en éducation environnementale.
C'est surtout sous ce trait que nous le verrons dans son dernier livre
La terre brûle. Mais Eugène Codjo Kpadé
fit son entrée dans l'univers des écrivains avec sa
nouvelle intitulée MEHINTO ou LES DIEUX ETRANGLES
paru aux Nouvelles éditions Africaines.
"Dans le village Zogbédji, Mêhinto mène une
vie paisible au milieu des siens. Mais à la mort de son père,
sa vie bascule. Un soir, il vit un serpent enroulé comme un
coussinet sur sa natte. C'était " un python paré
de cauris, d'anneau et d'ergot de coq. " .Affolé il prévint
les siens et voulut le tuer mais on l'en empêcha. Son oncle
et sa mère réussirent à le faire disparaître
gràce à des paroles incantatoires. Ce jour-là
même, sa mère décéda. .Après cet
incident, un chapelet de malheurs s'abat sur la famille de Mêhinto,
puis tout Zogbédji. Ainsi commence le terrible et tragique
destin de Mêhinto". En fait, Mêhinto ou les Dieux
Etranglés nous promène dans l'Afrique mystérieuse
où les dieux fâchés contre les hommes décident
de sévir.
La
Terre Brûle est paru aux éditions du Flamboyant
en 2001. C'est une piéce théatrale présentée
au forum de l'eau au Bénin en l'an 2000 ". La Terre
Brûle a valu à son auteur une bourse d'Excellence
du Gouvernement Français et une résidence d'écriture
à Limoges en 1998. La Terre Brûle est une tragédie
en quatre tableaux consacrée à l'environnement.
A travers cet ouvrage, l'auteur met en exergue les multiples transgressions
que subit la terre. Ce psychodrame fait l'inventaire des problèmes
environnementaux et des dégâts occasionés par
l'homme dans sa course vers le modernismme. La trame de la pièce
:
"Fatiguée de subir, la terre décide de hausser
le ton ; elle convoque une rencontre pour faire part à ses
alliés de sa colère face aux mauvais traitements dont
elle est l'objet de la part de l'homme. Sont présents à
ce jugement l'EAU, le FEU, la FORET représentés respectivement
par MAMI WATA, (la sirène déesse des eaux), DAN AIDO
HOUEDO, (le grand maître des firmaments ), HEBIOSSO (la foudre),
AGUE (génie de la forêt). "Seul devant tous ces
dieux, l'homme plaide coupable. Le châtiment tomba..."
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Jules
Akiladé
Jules Akiladé est étudiant
en Sociologie à l'Université Nationale du Bénin.
Né le 31juillet 1975, il se veut un homme soucieux des problèmes
sociaux qui se posent dans son pays ; c'est ce qui d' ailleurs l'a
motivé à s'engager dans des études en sociologie.
M. Akiladé fait son entrée dans l'univers des penseurs
avec son essai LE PARFUM VENIMEUX DE L'AMOUR paru en 2001.
Livre d'une centaine de pages environ subdivisé en trois grands
chapitres.
A travers cet essai, JULES AKILADE a choisi de pénétrer
le bois sacré de l'amour, d'en explorer jusqu'au moindre arpent,
d'en révéler les vérités premières.
Pour lui, l'amour se définit comme une affection vive pour
quelqu'un ou pour quelque chose. C'est un sentiment qui naît
et s'entretient. Il sert de lien entre le sujet et l'objet. Il est
une vertu cardinale, un besoin pour l'équilibre humain, la
paix sociale, l'union, la vie conjugale.
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Le FITHEB (6e édition)
Programmée pour la période du 16 au 27 mars 2002, la
sixième édition du Festival International du Théatre
de Bénin, FITHEB, a connu la participation de plusieurs pays
étrangers, comme la Belgique, le Burkina, le Cameroun, le Canada,
le Congo Brazzaville, la Côte-d'Ivoire, le Gabon, la Guinée
Conakry, l'Italie, le Mali et le Nigéria.
Fête populaire du théatre, fête décentralisée
aussi. La preuve, cette année, les villes chefs-lieux de départements
sont devenues aussi les capitales de l'art dramatique au Bénin
pour toute la période dudit festival.
Le FITHEB c'est aussi un certain nombre d'activités intellectuelles
autour du théatre. Colloques, tables rondes, et lectures publiques
suivies de débats, le tout agrémenté par de la
musique tant traditionnelle que moderne au village du Fitheb.
Peu à peu le Bénin, cultive sa vocation de devenir la
capitale africaine du théatre.
©RAISSA
GBAGUIDI D.*