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Coutchika Cyrille Eteka

L' INFORMATION DANS L' ESPACE CEDEAO

par ETEKA Coutchika Cyrille*



Quels sont les enjeux actuels de la télévision numérique en Afrique de l'Ouest? Face à la diversité des nouveaux modes de diffusion radiophonique et télévisuelle, l'auteur dénonce la balkanisation informationelle et propose aux décideurs politiques de la CEDEAO des orientations technologiques intéressantes et fédératrices. Sera-t-il entendu? Affaire à suivre...

 

 

L' INFORMATION DANS L' ESPACE CEDEAO:

première partie



Les Livres sacrés nous enseignent qu'au commencement était la Parole, la Parole était avec Dieu, la Parole était Dieu et la Parole donna la vie. Donc, l'information est vie !

L'INFORMATION : UN DROIT FONDAMENTAL DE L'INDIVIDU

Dans la Déclaration Universelle des droits de l'homme, l'article 19 dit ceci : '' Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit''. C'est dans cette optique que Monsieur Frances J. Berrigan dans son ouvrage intitulé, Les médias communautaires et le développement, déclara que '' Les pays en développement se caractérisent par leur isolement sur le plan des idées et de l'information, ainsi que dans le domaine des services. La moindre des choses quand on veut soumettre une question aux gens, c'est de les informer des tenants et aboutissants : les effets à court terme et les implications à long terme, de quelle manière les décisions prises dans un domaine peuvent avoir de l'influence sur une planification future. Les moyens de communication devraient pouvoir diffuser les informations de cette nature ". Toutes ces réflexions montrent que l'information doit être au service non seulement des individus par l'accès à l'éducation et à la culture. Elle doit procurer la sécurité et permettre aux entreprises de se rapprocher de leurs marchés, de produire plus efficacement et d'innover plus rapidement.

CEDEAO ET LES NTIC

La Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), créée le 28 mai 1975 à Lagos au Nigéria, a toujours fait de la libre circulation des biens et des personnes l'élément fondamental de son intégration. Parmi ces biens, les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) auraient pu occuper une place de choix. Ces NTIC ne retrouvent pas encore leurs lettres de noblesse comme en Occident par le fait qu'elles sont simplement et purement confondues à l'Internet. Ce lent décollage est dû, peut-être, à l'ignorance des acteurs qui sont appelés à les promouvoir. Mais, que l'on veuille ou non, le secteur des NTIC constituera le moteur essentiel de tout développement durable au sein de la communauté. Une communauté, dans ce millénaire où au carrefour du donner et du recevoir l'Africain n'apportera plus l'émotion mais plutôt la raison et de la valeur ajoutée. Les progrès techniques et technologiques sans cesse croissants enregistrés depuis une décennie ne devraient laisser personne indifférent. A l'intérieur de la chaîne NTIC, la télédiffusion et la radiodiffusion numériques de terre doivent à court terme s'imposer dans l'espace Cédéao comme les maillons au delà desquels les NTIC seront vidées de leur substance. C'est conscient des inestimables potentialités de ces nouveaux outils stratégiques de la communication que nous essayons d'apporter des éclaircissements et susciter un débat au sein de l'espace Cédéao sur les options à faire dans un délai raisonnable sur une politique commune de l'information et de la communication.

LE PARADOXE

Sinon, comment comprendre aujourd'hui qu'il est plus facile de suivre en tout lieu de la Cédéao et en temps réel des informations sur les scènes et drames qui se passent sur d'autres continents alors qu'à nos portes c'est le silence absolu ou une information à retardement. On peut citer des drames comme les conflits dans les Balkans dans les années 90, les inondations en Europe en 2000, l'apocalypse du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis d'Amérique, la crise économique financière de 2003 en Argentine et la présente guerre américano-irakienne par rapport à ceux du Sénégal (naufrage du Diola), du Libéria, de la Sierra-Léone, du Togo, de la Guinée-Bissau, du Nigeria et de la Côte d'Ivoire. Ces conflits politico- militaires ou politico-religieux sous-régionaux nous parviennent de façons diverses et variées grâce à la générosité sélective des médias toutes tendances confondues du Nord et ce en différé sans que cela n'interpelle nos consciences habituées à la fatalité.

D'une façon générale, en dehors des Chefs d'Etats qui s'y mettent corps et âmes pour une issue rapide à ces crises, les citoyens des pays dits de '' paix '' restent passifs. Pis, ces populations se transforment en spectateurs en oubliant que leurs propres parents vivant dans les pays en conflits pourraient être les victimes de dégâts collatéraux. Malheureusement, on se ravise et on prend conscience de la gravité de la situation lorsque débarquant tout dépaysés, malheureux et miséreux, parents et/ou amis nous rappellent la proximité de nos frontières et de nos problèmes. Ce paradoxe s'explique également par le fait que la meilleure des choses que se partagent les populations de la Cédéao est la balkanisation informationnelle soutenue et entretenue par les micro-Etats peu démocratiques et malheureusement jaloux d'une souveraineté qui n'existe que de nom alors que le monde libre vibre aux sons des autoroutes de l'information ( village planétaire ). Si l'Union Européenne a pu contre vents et marrées réaliser en un temps record son unité, c'est parce qu'elle a su vite comprendre que le droit de chaque citoyenne et de chaque citoyen à l'information plurielle et transfrontalière et en temps réel est un devoir sacré de l'Union. Et ce, quel que soit le prix à payer. Ainsi, la solidarité, la compassion, et l'intégration se manifestent spontanément, naturellement, individuellement et collectivement. Telle n'est pas notre situation dans la sous-région ouest-africaine alors que nous disposons de tous les atouts. Ce qui manque cruellement est la volonté politique.


ETAT DES LIEUX DES MOYENS DE COMMUNICATION DANS L'ESPACE CEDEAO

En Afrique la télévision et la radiodiffusion hertziennes sont les deux modes les plus courants de réception de la télévision et de la radio. Qu'il vous souvienne que dans les années 60, 70 et 80 l'Afrique vibrait aux rythmes de la rumba, du zougloubiti, d'akpala, de Polyrythmo, de makossa pour ne citer que ceux là, des bals des samedis soirs ou des émissions de grande qualité des radiodiffusions sonores africaines émettant en modulation d'amplitude (AM) telles que la Voix du Zaïre, de la Côte-d'Ivoire, du Nigéria, du Mali, du Bénin, de Guinée, d'Africa N°1 etc. Tout ceci était rendu possible à l'époque grâce à l'exploitation optimale des ondes longues ( LW), moyennes (MW) et courtes ( SW). Malgré, leur fragilité, ces ondes avec le mode de modulation utilisé qui est celle en amplitude assuraient la couverture nationale, sous-régionale et internationale. L'intégration africaine était ainsi en marche par le biais de la radio AM.

Conséquences inattendues de l'arrivée de la FM

Cependant, puisque le progrès technique ne s'arrête jamais, le rapprochement transfrontalier des peuples africains et particulièrement ceux de la Cédéao tant rêvé, a commencé progressivement à s'essouffler avec l'avènement de la radiodiffusion en modulation de fréquence (FM). L'installation et l'exploitation intensives de la FM ne sont pas du tout mauvaises en soi en ce sens que cette technique apporte une bonne qualité de réception du son. Les chaînes publiques séduites par ce confort d'écoute ont choisi délibérément d'abandonner la large audience internationale que leur offrait la modulation d'amplitude au profit de celle de l'intérieur. Ce fut d'abord le début de la fracture-analogique au niveau national, sous-régional et international.

Le processus de marginalisation s'est accéléré avec l'arrivée des technologies nouvelles de la télédiffusion et de la radiodiffusion. Cette dernière situation risque de nous être fatale si dès à présent la décision citoyenne, l'intervention citoyenne et la parole citoyenne ne nous conduisent pas à l'appropriation totale de ces nouvelles technologies de l'information et de la communication car quel que soit le rang social du citoyen de la communauté, son droit à l'information partout et en temps réel est un devoir sacré de l'Etat. Et, la Cédéao devrait prendre toutes les mesures qui s'imposent pour rendre effective l'application de ce principe, droit des citoyens de la communauté à l'information. Malheureusement, tel n'est pas le cas. Pourtant, certaines chaînes des services publics diffusent leurs programmes en numérique sur satellite. L'objectif principal de ces médias publics est la desserte des zones d'ombre de leur territoire respectif par des relais alors que la communication extérieure devrait être une autre manche de la diplomatie. L'option extérieure n'est que secondaire peut-être même parfois ignorée.

Quant à la téléphonie, le nombre de lignes téléphoniques dans la ville de New-York dépasse largement celui de toute l'Afrique. L'accès à l'outil informatique, téléphonique et l'Internet demeure à l'ère du << cyberspace>> un privilège. La distribution de la télévision et de la radio par câble n'existe pas non plus. Donc, il va falloir obligatoirement faire la politique de nos moyens pour y parvenir. La meilleure solution et la moins coûteuse en investissement est la télévision numérique de terre (TNT ou TVNT) associée au ''digital radio mondiale'' selon le sigle anglais ( DRM) traduit en français par la radio numérique mondiale ou encore la radio audionumérique ''AM''.

FAIBLESSES DE LA TECHNOLOGIE ANALOGIQUE

La diffusion et la réception par voie hertzienne des programmes de radiodiffusion et de télévision conventionnelles reste encore, partout ailleurs, largement en analogique bien que tous les centres de production audiovisuels sont presque équipés en matériels numériques. Néanmoins, la qualité du signal radiofréquence qui se propage dans l'espace est tributaire de l'environnement à cause des deux modes de modulation utilisés. Il s'agit de la modulation d'amplitude ''AM'' et de la modulation de fréquence '' FM''.
La télévision classique utilise la ''AM'' pour acheminer les images et sons ou parfois du télétexte jusqu'au poste téléviseur du téléspectateur. La radiodiffusion exploite la ''AM'' et la ''FM''. Toutes ces modulations ne résistent pas à l'hostilité de l'environnement tels que les échos (arbre, immeuble, collines, montagnes, …), les aléas climatiques ( pluie, variations de température dans l'atmosphère, ….) et les bruits des moteurs. Pire, en télévision, il n'est pas possible de diffuser plus d'un programme par canal standard ni même d'utiliser la même fréquence pour deux émetteurs voisins. De plus, l'Accord de Stockholm de 1961 sur la planification du spectre radioélectrique et en TV a strictement interdit l'utilisation de certains canaux pour la même zone de diffusion. Ils sont dits canaux <<tabous>>. Les équipements de diffusion sont également lourds, encombrants et moins performants voire même très coûteux. Leur maintenance est onéreuse. Cette technologie est très gourmande en consommation d'énergie. La plus grande insuffisance d'un tel système à l'heure actuelle est qu'il ne permet du tout pas de naviguer sur internet. Toutes ces raisons ont amené des scientifiques et des ingénieurs concepteurs à mettre au point un autre mode de diffusion à savoir le numérique, immuable aux parasites et facile à installer et à exploiter.

LA TECHNOLOGIE NUMERIQUE

C'est une technologie qui par son mode de fonctionnement résiste aux obstacles naturels et artificiels et offre d'immenses possibilité de services.
Le numérique est un flux constant de données informatiques contrairement à l'analogique qui est un mode de transmission où les signaux électriques qui sont utilisés ''réagissent'' par analogie avec l'information d'origine. Après numérisation ou échantillonnage du signal analogique, on supprime ou on compacte les données utiles ou les moins significatives du signal ou des signaux d'origine, redondantes ou non perceptibles à l'œil nu ou à l'ouie. Grâce à de savantes procédures de calcul (algorithme), on peut parvenir à comprimer un signal jusqu'au centième de sa valeur d'origine, ce qui permet d'en diffuser un grand nombre là où un seul pouvait être transmis. En télévision et en radio, le procédé utilisé est la norme standard et évolutive dénommée MPEG (Motion Pictures Expert Group). En télévision numérique, c'est la deuxième variante de cette norme qui est la plus utilisée. Il s'agit du MPEG-2. Associé à l'une des trois normes de diffusion à savoir le ATSC (Advanced Television Standard Commitee) pour les Etats-Unis d'Amérique, le ISDB (Integrated Standard Digital Broadcasting) pour le Japon et le DVB (Digital Video Broadcasting) pour l'Europe, le procédé permet de véhiculer jusqu'à 4, 6, 8, voire 12 chaînes, là où une seule chaîne analogique occupait la fréquence auparavant. Avec la compression statistique ou dynamique, technique permettant de répartir à l'intérieur d'un même débit la quantité d'informations allouées à chaque chaîne, on peut encore accroître le nombre de chaînes ou améliorer des images ou du son grâce à l'augmentation du débit alloué à chacune d'elles.
.En radiodiffusion numérique, c'est la quatrième variante de MPEG, appelée le MPEG-4, qui a été retenue. Cette norme associée à celle du Digial radio mondiale (DRM) permet de diffuser et de recevoir des émissions radiophoniques numériques en ondes courtes (SW), en ondes moyennes (MW) ou en ondes longues (LW).
Il convient de rappeler que tous les émetteurs de télédiffusion et de radiodiffusion en ''AM'' mis sur le marché mondial depuis 1995 sont facilement convertibles en émetteurs numériques. La norme de télédiffusion numérique européenne est techniquement la plus élaborée et la plus hiérarchisée. Elle est également la plus utilisée et la plus enracinée dans le monde à ce jour.
Grâce à cette technologie numérique, l'hertzien analogique de terre est numérisé tant en télévision qu'en radiodiffusion en ''AM''. La technologie des multiplexeurs d'antenne permet aujourd'hui le couplage des émetteurs des canaux adjacents tout en respectant les conditions d'atténuation des produits d'intermodulation hors bande. Des filtres existent déjà. On parle de la télévision numérique de terre et de la radio numérique mondiale en AM .

LA TELEVISION NUMERIQUE DE TERRE

La télévision numérique de terre (TNT) appelée encore '' numérique hertzien'' diffuse les images, le son en qualité CD-Audio, les textes et des données en numérique par voie hertzienne dont leur réception se fait déjà grâce à une antenne râteau classique (antenne de toit), puis convertis par un dispositif destiné à restituer en clair appelé décodeur ou terminal numérique en signaux analogiques compatibles avec un téléviseur conventionnel. La TNT permet de transporter plusieurs programmes dans un seul canal de télévision, au lieu d'un seul programme diffusé dans le cas de l'analogique. Cette technique est appelée le multiplex des signaux. L'installation et l'exploitation de la TNT a commencé depuis 1998 en Occident.
Ainsi, selon les rapports de travaux conduits par des experts en la matière notamment ceux de la France (cf. www.gouv.fr ; www.tvnt.net ; www.csa.fr , www.digitag.org), la TNT possède entre autres avantages les suivants :

:- La compatibilité analogique/numérique : les réseaux de la TNT utilisent les bandes de fréquences actuelles de l'analogique en bénéficiant de la ressource des canaux dits " tabous " à ceux présentement exploités sur une zone donnée selon les normes internationales ;
- Une meilleure efficacité spectrale par la diffusion par canal conventionnel de quatre à six (4 à 6) programmes numériques au lieu d'un seul en analogique avec l'économie des ressources en fréquence ;

- Le déploiement de réseau à fréquence multiple : Ensemble orgarnisé d'émetteurs numériques, utilisant des fréquences différentes, diffusant ou non le même contenu de programmes ;
- Le déploiement d'un réseau à fréquence unique signifiant un ensemble organisé d'émetteurs numériques utilisant la même fréquence et diffusant obligatoirement le même contenu de programmes, avec synchronisation des signaux diffusés par le système de positionnement global (global positioning system-GPS) ;
- Le déploiement d'un réseau de réémetteurs isofréquence avec un émetteur TNT pilote;
- La possibilité de réduire les puissances d'émission par rapport à la situation actuelle jusqu'à l'ordre de 20 fois pour la même de zone de couverture qu'en analogique ;
- La possibilité de créer des réseaux de diffusion pour les équipements terminaux portables. Cette perspective permet de s'affranchir dans de nombreux cas des antennes de toit et de rendre le poste transportable dans les appartements sans connexion à l'antenne. Elle ne doit pas être confondue avec la mobilité des récepteurs comme celle que connaît un véhicule en déplacement;
- L'utilisation par le téléspectateur de son antenne actuelle de réception TV ainsi que le câble de descente du toit sans aucune modification;
- La co-localisation analogique- numérique de telle sorte que l'orientation des aériens (antennes de réception) des téléspectateurs est conservée ou un choix de sites distants de 500 à 1000 mètres des sites actuels d'émission ;
- La TNT permet également de diffuser les services Internet tout au moins la réception des pages "web" qui permet l'accès à l'éducation, au savoir et à l'information dans tous les domaines de la vie notamment en santé et en hygiène de la population. Les derniers modèles de décodeurs TNT sont capables de faire de l'interactivité.
- L'offre d'une image télévisuelle perfectionnée appelée le 16/9 (format cinéma) ;
- Les équipements de télédiffusion en analogique mis sur le marché international depuis 1995 sont facilement convertibles en émetteurs numériques.

LE DIGITAL RADIO MONDIALE

Le digital radio mondiale (DRM) ou la " radiodiffusion audionumérique AM " est une nouvelle norme de radiodiffusion numérique en ondes courtes (SW), en ondes moyennes (MW) ou en ondes longues (LW). Des essais effectués à travers le monde (cf. www.drm.org; Télé Satellite Compil 2002) ont donné les résultats ci-après :

-Une réception à des milliers de kilomètre de qualité sonore équivalente à la modulation de fréquence (FM) en mono, et ce, quelle que soit la gamme de fréquences utilisée ;
-Une redynamisation de l'utilisation des bandes de radiodiffusion en modulation d'amplitude ;
-L'immuabilité du signal radiofréquence aux parasites ;
-La facile conversion des émetteurs AM existants en émetteurs numériques ;
-La réception fixe, portable ou mobile ;
-Le maintien intact des bandes de fréquence SW, MW et LW et de la disposition des canaux actuels ;
-Le déploiement d'un réseau à fréquence unique comme en analogique ;
-La proposition aux auditeurs de services à valeur ajoutée (données, textes ou images fixes) ;
-Un récepteur simple, moins coûteux et capable de recevoir simultanément les programmes AM numériques et analogiques afin de faciliter la mutation.

La télévision numérique de terre (TNT) et la radio numérique mondiale (digital radio mondiale-DRM) ont été déjà normalisées par l'Union Internationale des Télécommunications (UIT) (cf.www.itu.int). La disparition totale de la télédiffusion conventionnelle (analogique) au profit de la TNT est prévue en 2007 aux Etats-Unis et en Europe, pour les pessimistes, en l'an 2012 . En tout état de cause, la télévision analogique terrestre aura vécu d'ici au plus tard l'an 2020. Ce qui de facto va entraîner une replanification du spectre radioélectrique sur le plan mondial. L'Afrique n'y échappera pas non plus, y compris la zone ouest-africaine.
Quant à la radiodiffusion en modulation de fréquence, même si elle a encore de beaux jours devant elle, son sort sera scellé d'ici une trentaine d'années puisque le ''DRM'' fera son entrée en force sur le marché mondial en cette année 2003. Pour les NTIC, le temps et l'espace ne sont plus élastiques ni à l'infini.
Au vu de tout ce qui précède, l'appropriation de ces deux nouvelles technologies de communication audiovisuelle aura beaucoup d'avantages pour l'Afrique et très particulièrement pour la Cédéao.

DEUXIEME PARTIE ET FIN DE L'ARTICLE

ETEKA Coutchika Cyrille.
Ingénieur de conception en Télécommunication
Spécialiste en Radio et Télévision
en service à la Haute Autorité de l'Audiovisuel
et de la Communication (HAAC-BENIN)
E-mail :ceteka2002@yahoo.fr


©ETEKA Coutchika Cyrille


 

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